Les changements climatiques
Quid de la responsabilité humaine?
Une première prise de conscience, au milieu des années 80, a abouti à la mise en place en 1988 du Groupement d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (voir la définition du GIEC), établi par l'Organisation Météorologique Mondiale (voir la définition de l'OMM) et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (voir la définition du PNUE).
Ce groupement de scientifiques, a permis de mettre en évidence la contribution humaine à l'augmentation de la quantité de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (voir la définition du CO2, N2O, CH4, Halocarbures, ...), et d'établir un lien direct entre la hausse de leur concentration et la hausse rapide et inhabituelle des températures moyennes. Selon les travaux du GIEC, issus d'un consensus large de la communauté scientifique internationale, la responsabilité de cette modification des équilibres naturels incombe à plus de 90% aux activites humaines.
Les conséquences sur le climat
Les résultats publiés dans le dernier rapport du GIEC sont quantitativement très explicites avec un niveau de précision jamais atteint, et ont obtenus le prix Nobel de la Paix pour cela. L'augmentation des températures moyennes (voir la définiton du réchauffement climatique) est très nette, et on peut observer les variations des températures, représentées en rouge sur le graphique: l'infléchissement de la courbe, dès le XXéme siècle, qui marque le début de l'ère de l'industrialisation, s'explique donc par l'augmentation de l'activité humaine. Les scénarios futurs ne prévoient pas de réelles améliorations, et s'accordent tous sur une augmentation minimale de plus d'1°C d'ici 2050.

Cette variation de quelques degrés, très bien évaluée qualitativement, aura des conséquences négatives sur les équilibres naturel et humain. D'ici moins d'un siècle, l'Humanité devra faire face à l'élévation du niveau des mers, à la hausse des températures moyennes, à la modification des systèmes régissant les vents et les courants marins, à l'amplification des phénomènes extrêmes, aux migrations ethniques de réfugiés climatiques, ainsi qu'à de nombreux autres phénomènes imprévisibles.



